Quoi faire à Rio de Janeiro 2/2 : Voyage solidaire en solitaire!

La semaine dernière, je vous proposais le retour d’expérience de Laure qui est parti à Rio de Janeiro sur un voyage solidaire (cliquez ici pour voir la première partie). Aujourd’hui, je vous propose la suite de son aventure en Terre bésilienne.

Créer du désir (suite)

…La petite Bruna, belle comme un soleil, danse bien. Elle a le sens du rythme, s’amuse, virevolte, se déhanche sur un hit de Michael Jackson idolâtré. Fabiena ne tient pas en place, une vraie pile électrique. Impatiente de réussir la chorégraphie, elle court dans tous les sens, saute comme une gazelle et rit à gorge déployée dans une espèce de fièvre enfantine qui contamine les autres. Gabriella, boude, s’arrête quand elle ne parvient pas à suivre, verse quelques larmes puis recommence. J’absorbe toutes ces émotions comme une éponge, et sors des cours épuisée par l’énergie joyeusement dépensée. Je sais bien que rien ne changera dans leur vie après mon passage ici et ils le savent aussi bien que moi, mais les enfants prennent autant qu’ils donnent, ce que l’instant présent leur offre comme un cadeau.  « Tia*!» m’interpelle Bruna,  « te adoro» ! Moi aussi je les aime ces enfants dépouillés de tout sauf d’intelligence et dont les sourires me portent.


Rio : ville de toutes les lumières

Pendant mon temps libre, je m’improvise photographe et visite Rio jusqu’à me perdre dans les recoins de son âme controversée. Rio et ses environs regorge de merveilles. Du pain de sucre au Corcovado où le vertige me prend devant l’immense baie de cette cité se transformant comme un prisme selon la lumière du jour, de la célèbre plage Copacabana à celle plus select d’Ipanema où il est bon flâner jusqu’à la dangereuse « Praia do Diabo »**, du joli quartier d’Urca au jardin botanique sans oublier la forêt Tijuca où le chant des oiseaux et la hauteur des arbres nous rappellent la proximité de l’Amazonie, le charme opère partout.

Me souvenir de Rio quand la cité s’allume petit à petit à la nuit tombée me donne encore de l’émotion. Toute photographie même réussie sera forcément réductrice. On dirait une myriade de petites lucioles prêtes à s’imprégner de l’énergie nocturne. C’est un autre visage de cette ville inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco dans la catégorie « Paysage culturel urbain » depuis Juillet 2012, et cela vaut vraiment le détour.

Quant à la baie de Rio depuis le Cristo Redentor haut de 38 m et érigé par un sculpteur français, là encore je me rappelle avoir versé quelques larmes d’émotion devant tant de beauté.

« Voyageurs du cœur »

Voyager autrement, que l’on appelle cela tourisme solidaire, responsable ou humanitaire, est une expérience très enrichissante. Humainement, culturellement et dans mon cas artistiquement aussi, aller à la rencontre des populations sans intention voyeuriste ni comportement misérabiliste est un pas qu’il est essentiel de faire si l’on veut s’immerger dans la culture du pays, en comprendre les mentalités, les croyances et les besoins.

Cette expérience m’a nourrie au point que je décide d’en faire un livre intitulé « Condansé », illustré de photos et parsemé de réflexions et de commentaires. Mais surtout, malgré les petits couacs organisationnels, cela m’a donné l’envie de renouveler l’expérience ailleurs, dans d’autres contrées, ou pourquoi pas de retourner à Rio afin de mettre en place un projet un peu plus abouti comme former du personnel sur place par exemple. Il est évident qu’un tel voyage se pense, se construit ; il faut faire un effort d’apprentissage de la langue, arriver avec un programme adapté et ne pas être trop idéaliste. Tout ce que vous ferez ne changera rien au monde, mais comme disait Ghandi, il est important de le faire quand-même… Alors, prêts pour l’aventure ?

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