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Dala dala zanzibar : comment se déplacer comme les locaux et voyager à petit budget

Dala dala zanzibar : comment se déplacer comme les locaux et voyager à petit budget

Dala dala zanzibar : comment se déplacer comme les locaux et voyager à petit budget

À Zanzibar, il y a deux façons de découvrir l’île : derrière la vitre teintée d’un taxi climatisé… ou serré entre un sac de riz, une poule et un grand-mère hilare dans un dala dala. Devine laquelle est la plus authentique, la plus économique… et la plus mémorable ?

Si tu as envie de voyager comme les locaux et de respecter ton budget, les dala dala vont rapidement devenir tes meilleurs alliés. C’est parfois chaotique, souvent drôle, toujours vivant. Dans cet article, je t’emmène à bord de ces minibus colorés pour t’expliquer comment les utiliser sans stress, et surtout comment en profiter pour vivre le Zanzibar des Zanzibari, pas celui des cartes postales aseptisées.

Un dala dala, c’est quoi exactement ?

Les dala dala, ce sont les bus locaux de Zanzibar. Concrètement, ce sont :

Ils relient les grandes villes et villages de l’île : Stone Town, Nungwi, Paje, Jambiani, Kendwa, etc. C’est le moyen de transport quotidien des habitants. Pas d’horaires fixes, pas de réservation en ligne, pas d’application mobile. On est sur du transport à l’ancienne, à l’instinct, au feeling… et c’est précisément ce qui fait son charme.

Si tu aimes les voyages un peu bruts, les ambiances survoltées, les rencontres imprévues, tu vas être servi.

Pourquoi prendre un dala dala à Zanzibar ?

On pourrait croire que c’est juste une solution “pas chère”. En réalité, c’est bien plus que ça.

1. C’est ultra économique

Un trajet en dala dala coûte une fraction du prix d’un taxi. À titre indicatif (les prix peuvent légèrement varier) :

Pour un voyageur à petit budget, ça change tout. Là où un aller-retour en taxi peut engloutir une bonne partie de la cagnotte, le même trajet en dala dala te permet de conserver ton argent pour les activités, la nourriture ou quelques nuits supplémentaires au bord de la mer.

2. C’est un bain de culture locale

Dans un dala dala, tu partages ton espace avec des écoliers, des mamans avec leurs enfants, des travailleurs, des vendeurs de fruits… Tu entends le swahili, tu observes les codes sociaux, tu vois comment les gens interagissent. Tu ne traverses pas Zanzibar, tu le vis.

Et souvent, les autres passagers sont ravis de voir un étranger oser voyager comme eux. Un sourire, un “Jambo” ou “Mambo” suffisent pour briser la glace. Tu repars parfois avec une nouvelle expression en swahili, une recommandation de petit resto local ou même une invitation à venir boire un thé.

3. C’est une aventure à part entière

Oui, ce sera peut-être un peu inconfortable. Oui, tu seras parfois serré. Oui, tu ne comprendras pas tout ce qui se passe. Mais c’est précisément ce qui en fait une histoire à raconter.

On n’a jamais de grandes anecdotes de taxi climatisé. En dala dala, par contre, tu peux te retrouver à chanter avec les passagers, à tenir un panier de poissons pendant que son propriétaire descend, ou à rire avec une dame qui te réarrange ton sac à dos pour que tout le monde puisse s’asseoir.

Comment trouver les dala dala à Zanzibar ?

La plupart des trajets partent de Stone Town, le cœur névralgique des transports sur l’île. Le principal “terminal” est situé près du Darajani Market et du marché de bus. Pas de grande gare avec guichets, plutôt un grand parking bordé de véhicules, des cris, des odeurs d’épices et un joyeux brouhaha.

Pour trouver ton dala dala :

En dehors de Stone Town, tu trouveras les dala dala :

Tu peux aussi simplement te placer au bord de la route et lever la main quand tu vois un dala dala arriver. Si le véhicule va dans la bonne direction et n’est pas complètement plein, il s’arrêtera pour toi.

Comprendre les trajets et les destinations

Les dala dala fonctionnent principalement par grands axes reliant Stone Town aux régions principales de l’île. Par exemple :

Certains villages se trouvent sur la route d’autres destinations : tu peux donc descendre en cours de route. Par exemple, pour aller à Jambiani, tu prends souvent le même dala dala que pour Paje, puis tu continues un peu plus loin.

Si tu as un doute, n’hésite pas à demander au “conducteur-assistant” (celui qui encaisse l’argent et gère les passagers) en lui montrant le nom de ton village écrit sur ton téléphone. Ils te diront si tu es dans le bon véhicule… et parfois même t’indiqueront quand descendre.

Combien ça coûte et comment payer ?

Les dala dala sont payés en shillings tanzaniens (TZS). Il est donc essentiel d’avoir de la petite monnaie sur toi. Les chauffeurs ne rendent pas toujours les grosses coupures facilement.

Le prix dépend de la distance, mais reste toujours très abordable. Quelques repères (sachant que les montants peuvent évoluer avec le temps) :

À savoir : les prix pour les locaux et les voyageurs peuvent théoriquement être légèrement différents, mais à Zanzibar, on t’annonce généralement un tarif très raisonnable. Si tu veux éviter toute mauvaise surprise :

Tu paies généralement pendant le trajet, quand l’assistant passe entre les bancs. Garde ton calme si tu ne comprends pas tout de suite : un sourire, un billet tendu et quelques gestes suffisent souvent à régler la situation.

Comment se passe un trajet en pratique ?

Monter dans un dala dala, c’est accepter de lâcher un peu de contrôle. Mais en gardant quelques repères, tout devient plus simple.

1. L’attente

Les dala dala ne partent pas à heure fixe : ils partent généralement quand ils sont suffisamment pleins. Tu peux donc :

2. L’embarquement

On te fera signe de monter, souvent par l’arrière ou la porte latérale. À l’intérieur :

3. Le trajet

Attends-toi à :

Si tu veux descendre, il te suffit de le signaler à l’assistant ou de dire “Shusha hapa” (descendre ici) ou “Stop”. Ils connaissent bien les villages touristiques et te déposeront souvent au bon endroit sans même que tu aies à trop t’inquiéter.

Mes conseils pour voyager en dala dala sans stress

Voyager en dala dala demande un peu d’adaptation, mais quelques astuces peuvent vraiment t’aider à vivre ça sereinement.

1. Voyage léger

Si tu peux, évite les énormes valises rigides. Un sac à dos est beaucoup plus adapté. Tu pourras le caler plus facilement, et tu ne bloqueras pas le passage. Zanzibar se vit en mode minimaliste : quelques vêtements légers, un maillot de bain, un paréo, et tu es prêt.

2. Habille-toi de manière respectueuse

Zanzibar est majoritairement musulmane. Dans les transports locaux, il est apprécié de :

Tu peux toujours te mettre en maillot sur la plage plus tard. Dans le dala dala, on est chez les locaux : c’est une question de respect… et ça facilitera grandement les sourires et la bienveillance à ton égard.

3. Garde tes objets de valeur sur toi

Comme dans tout transport public :

Zanzibar est globalement sûr, mais il vaut mieux rester prudent, surtout si le dala dala est très rempli.

4. Accepte l’inconfort… avec humour

Oui, il fera peut-être chaud. Oui, tu seras peut-être un peu serré. Oui, les routes ne seront pas toujours parfaitement lisses. Mais considère ça comme une partie intégrante de l’expérience. Respire, sourit, observe.

Un conseil : assieds-toi si possible près d’une ouverture (fenêtre ou arrière ouvert) pour avoir un peu d’air et profiter du paysage.

5. Fais confiance… tout en restant vigilant

Les assistants et chauffeurs ont l’habitude des voyageurs. Si tu leur dis ta destination, ils penseront souvent à t’appeler au moment de descendre. Mais garde quand même un œil sur ta localisation (par exemple via une carte hors ligne) pour te repérer et te rassurer.

Les erreurs à éviter en dala dala

Pour que l’expérience soit agréable autant pour toi que pour les locaux, voici quelques pièges classiques à éviter.

Dala dala ou taxi ? Que choisir selon ton voyage

Tu n’es pas obligé de choisir un camp pour tout ton séjour. Au contraire, alterner peut être une excellente idée.

Le dala dala est parfait si :

Le taxi est plus adapté si :

Beaucoup de voyageurs choisissent par exemple le taxi pour l’arrivée depuis l’aéroport jusqu’au premier hébergement, puis les dala dala pour se déplacer entre les plages et les villages. C’est un bon compromis entre confort et immersion locale.

Pourquoi cette expérience marque autant les voyageurs

Au fond, ce qui rend le dala dala inoubliable, ce n’est pas seulement son prix imbattable. C’est cette impression d’être, l’espace d’un trajet, intégré au quotidien de l’île.

Tu verras les uniformes des écoliers, les femmes en kanga colorés, les paniers de fruits, les sacs de farine, les rires qui fusent à l’arrière, les disputes gentilles entre passagers sur la meilleure route à prendre, les arrêts improvisés pour déposer quelqu’un devant sa maison.

Dans un monde où tout devient de plus en plus formaté, planifié, climatisé, le dala dala offre une parenthèse brute, humaine, pleine d’imprévus et de chaleur. C’est un rappel que le voyage, ce n’est pas seulement cocher des spots sur une liste, mais aussi s’asseoir sur un banc en bois, se laisser bercer par la route et partager, pendant quelques kilomètres, un petit morceau de vie avec ceux qui habitent là toute l’année.

Alors si un jour tu te retrouves à Zanzibar, que tu hésites devant un minibus bondé, musique à fond, avec un jeune qui te fait signe de monter à l’arrière… respire, souris, grimpe. Tu ne feras peut-être pas le trajet le plus confortable de ta vie, mais très probablement l’un des plus marquants.

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