Une semaine en enfer.

Il y a des vacances, des séjours dont on est certain de se rappeler toute sa vie. Ce fût le cas de mon excursion dans la famille de ma copine. Un changement de mode de vie radicale qui pourrait s’apparenter à une descente aux enfers, pour quelqu’un qui ne serait pas préparer à ce qu’il va y trouver. Retour sur 4 jours de cauchemar.

Une semaine de rêve.

Pourtant tout avait bien commencé, moi et ma copine nous apprêtions à partir une semaine dans sa famille pour profiter du calme que nous offriraient ces quelques jours à la campagne. Direction la gare routière de Mot Chit pour un périple d’une dizaine d’heures de bus. Le trajet se passe super bien, de jour nous avons la possibilité de voir du paysage, et de quoi prendre de belle photos. Bref, l’idylle.

Le cauchemar commencera dès notre arrivée avec le repas du soir. Fier d’avoir attrapé un rat, on me demande si j’en veux pour le repas de ce soir. Je ne sais pourquoi à ce moment j’ai dit oui. Sitôt dit, sitôt fait, le rat est passé au grill et on me le sert dans les minutes qui suivent. Le goût est vraiment très prononcé, c’est même plus fort que de la viande de mouton.  Heureusement que la sauce épicée fait passer une partie du goût.

Fatiguer, je m’endors presque aussi tôt sur le matelas qui nous sert de lit. Après une journée en bus, je ne demande pas mon reste. 5 heures du matin, je suis réveillé par une musique étrange. J’ai l’impression qu’elle vient de mon rêve, mais il n’en est rien. En fait, il s’agit d’une musique jouée par les moines en l’honneur du Bouddha. Je réussis à m’endormir pour être réveillé 1 heure plus tard par les cris des enfants. Ici à la campagne, c’est tout le monde debout à 6 heures du mat’ sans exception!

Ayant la tête dans le c.. et me sentant un peu crasseux (une nuit a crever de chaud avec un simple ventilo pour me rafraîchir) je décide d’aller prendre ma douche. Horreur, l’eau chaude n’existe pas et la seule douche à ma disposition est une casserole et de l’eau glacée. Au bout de 10 minutes à me taper je me décide à me renverser l’eau sur la tête. Elle est vraiment froide et je crois que je n’ai jamais pris une douche aussi rapide de ma vie.

Après toutes ces expériences, j’ai vraiment le ventre vide et je m’empresse de rejoindre le groupe pour partager le petit dej’. Au moins je ne risque pas d’être surpris. Et comme toujours, je parle trop vite. Au menu, boeuf tartare épicé et soupe de boeuf. ce dernier pourrait passer si la soupe n’aurait pas été le contenu de l’estomac de la vache. En gros, tu as l’impression de manger de la bouse de vache.

Après toutes ces aventures, je tente d’aller sur internet pour commencer à travailler un peu, question de ne pas être déconnecté. Problème, pas d’internet dans la maison et pas de cyber café 30 kilomètres à la ronde.  La goutte qui fait déborder le vase.

Tout ça pour vous dire que j’ai passé un super moment! Vous l’aurez compris (j’espère), tout cet article est à prendre au second degré. En 5 jours j’ai pu me déconnecter de mon travail et sortir la tête de l’eau. Vivre des expériences incroyables. bref, je re-signe à la première occasion.

Avez vous déjà vécu ce genre d’expérience?

10 comments on “Une semaine en enfer.

  1. Hi,

    Une expérience vraiment déroutante ton petite voyage. 4 jours en enfer et même plus que l’enfer surtout pour le fameux boeuf tartare au petit matin ! Hum j’en veux bien encore une fois et ce rat. Quel horreur ! Visiter des contrées lointaines et reculées pourquoi pas mais je ne suis pas prêt à faire de tels sacrifices !!!

    Est-ce que tu t’es remis de cette horrible expérience à la campagne ?

    @ bientôt,

    Kamal Le Marocain

    • Salut Kamal,

      Oui bien remis! Pas mal surpris au début mais cela n’aurait pas été marrant si j’aurai vécu comme à Bangkok. Comme je le dis à la fin de l’article, j’ai vraiment adoré cette semaine passé à la campagne.

  2. En effet cela peut être un peu déroutant les premières fois mais ce sont ces rencontres et la vie authentique de ces villages qui m’ont fait tomber amoureux de cette région qu’est l’Issan. Certains de ces villages disposent de quelques commodités modernes comme un cyber de campagne ou un de petite épicerie un pue mieux achalandée, très utile lorsque l’on séjourne plus longtemps ou pour toujours comme c’est mon cas.
    En tout cas le rat, j’adore. J’avoue que j’ai du faire fi d’une petite révulsion initiale issue de notre éducation et de nos référents mais il faut l’avouer, une fois le blocage passé on apprécie ce fumet prononcé.
    Tu étais dans quelle région exactement ?

    • Je te rejoins sur le rat, je trouve que c’est même plus fort que le mouton.
      Pour ce que est des commodité, on retrouve tout à proximité. Le coiffeur, le cyber, les salon de massage, etc…

      Grosse différence avec la France où les petits commerces locaux ont tendance à disparaître.

  3. Salut Kevin,

    Ton expérience m’a rappelé une que j’avais vécu dans le district de Lampang (Nord de la Thaïlande) assez similaire… Repas BBQ thaï (j’ai échappé au rat…), couché avec toute la famille à 21h, debout à 5h30, petit déjeuner poisson séché et autres surprises de même taille (heureusement j’avais mes sachets de Nescafé et des croissants)! Douche idem, un bac d’eau froide avec une casserole, toilettes thaïes ressemblant aux wc turcs en plus petit sans chasse d’eau et la même casserole à disposition… Bref une vraie partie de plaisir…!
    Par contre ton rat est un de la famille des ragondins donc des castors!!! Et ça se mange aussi en France cuisiné aussi en paté!!!

    • Salut Laurent,

      C’est impressionnant le décalage que tu peux avoir entre Bangkok et le reste du pays qui est très « campagne ».

      Je n’ai pas eu la chance d’avoir mes croissants. D’ailleurs ça commence à me manqué. Tu ne connaîtrais pas une vrai boulangerie à Bangkok?

      Oui, il me semblait bien gros ce rat.

  4. C’est souvent les moments les plus difficile de nos voyages qui nous marquent le plus. C’est le cas de ma traversée, très périlleuse en bus de la Tanzanie, d’une attaque d’éléphant au Cameroun ou d’une promenade dans une réserve naturelle en Ouganda, alors qu’un lion traînait dans les parages.

    Et comme tu le dis bien, même si sur le moment, on en « bave » un peu, une fois qu’on y repense, on s’apperçois que ces expériences sont vraiment incroyables !

    • Salut,

      Ouah, une attaque d’éléphants, ça doit calmer. Ça me rappelle le séjour d’un ami en Thaïlande. Il avait pris un taxi privé dans le nord de la Thaïlande lorsqu’un éléphant sauvage sort de la jungle et se pose en plein milieu de la route.

      Mon pote a eu le bon réflexe de prendre ça caméra. Tu vois le chauffeur de taxi en panique de peur qu’il charge. Heureusement pour eux, il n’a fait que passer son chemin en frôlant la voiture.

      J’avoue que je n’aurai pas fait le malin! lol

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